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Interview express
• Benoît Genuini, administrateur de la Fondation SNCF, président de l'association Passerelles numériques.
• Jean-Pierre Weinaug, administrateur de la Fondation SNCF au titre de délégué C.F.D.T.
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Interview express

Benoît Genuini, administrateur de la Fondation SNCF, président de l'association Passerelles numériques, fondateur de l'Agence nouvelle des Solidarités actives (ANSA), ex-médiateur à Pôle Emploi.

A la lumière de votre parcours, vous qui êtes un homme d’action et d’engagement, que retirez-vous de vos expériences ?

« L'abbé Pierre disait : il ne suffit pas de s'émouvoir devant la misère, il faut passer à l'action. Je suis un défenseur de l'action, même à petite échelle, puis déclinée et généralisée ensuite en grand. C'est ce que nous avons fait à Phnom Penh au Cambodge avec les enfants des rues, aux Philippines et maintenant au Vietnam en formant ces jeunes aux métiers des nouvelles technologies. De plus, je crois qu'il est important de faire participer le plus d'acteurs possible. À ce titre, la Fondation SNCF a un rôle très utile de trait d'union car elle peut coordonner le travail de beaucoup d'acteurs au service d'une cause. Mon meilleur souvenir d'homme engagé ? Certainement, lorsque j'ai créé l'ANSA avec Martin Hirsch, nous menions des expériences concrètes ; et aujourd'hui, avec mon association Passerelles numériques qui a sorti de la misère 250 enfants en 5 ans. C'est durable et gratifiant. La finalité est toujours de se recentrer sur l'humain. »

Jean-Pierre Weinaug, administrateur de la Fondation SNCF au titre de délégué C.F.D.T., responsable du Point Accueil Solidarité en gare de Metz.

Qu’apporte une Fondation dans une entreprise de service public où la notion de bien commun est déjà centrale ?

« Cela dépasse le supplément d'âme. C'est une belle dimension de la SNCF de savoir que l'entreprise au travers de la richesse de ses ressources humaines, de ses cheminots engagés, se lie à son époque et est en phase avec la société. Il est bon de savoir que la SNCF, au-delà de ses missions régaliennes, lutte contre l'illettrisme par exemple. Cela a du sens car ainsi elle agit pour (re)-donner une certaine autonomie à des gens qui en sont privés. En interne, cela donne un sentiment d'appartenance fort et permet de mettre en valeur le salarié au travers d'une double reconnaissance, professionnelle et personnelle via le bénévolat. En tant que représentants d'une organisation syndicale, nous nous impliquons dans la Fondation car cela correspond à notre engagement. La Fondation Solidarité est, finalement, constitutive de la SNCF. »