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« 2009, une année marquée par des lancements réussis »

Marianne Eshet a pris les rênes de la Fondation Solidarité SNCF en octobre dernier. Elle dresse le bilan d’une année riche en événements.
Vous êtes arrivée en octobre 2009, quelles ont été vos premières impressions?
Marianne Eshet : J’ai trouvé une Fondation sérieuse, utile, peut-être un peu trop discrète. J’ai aussi trouvé un président, Guillaume Pepy, décidé à donner à la Fondation de nouvelles ambitions avec des moyens accrus. Après 15 ans d'existence, la Fondation SNCF aborde ainsi une nouvelle page de son histoire avec confiance.
Que retenez-vous de cette année 2009 pour la Fondation SNCF ?
M. E. : C’est une année riche avec deux programmes expérimentaux et un lancement réussi : le programme Education par le sport et le bilan positif de la première pépinière qui a accompagné sept associations pratiquant la mixité valides – handicapés ; le programme Mobilité européenne, mené avec des partenaires d’envergure nationale. Quant à l’appel à projets Prévention de l’illettrisme (photo), nous avons frappé fort avec 313 projets reçus, 79 sélectionnés et déjà la reconnaissance des acteurs de ce domaine.
2009 a vu également le déploiement des premières opérations de mécénat régional…
M. E. : C’est une des grandes réussites de la Fondation d’avoir su impliquer les régions SNCF dans son mécénat. Nous récoltons là les fruits de la décentralisation mise en oeuvre en 2006 et qui place les Coordinateurs Citoyenneté Solidarité au cœur de notre action. Nous voulions ainsi nous inscrire de façon plus volontaire dans les territoires.
Parlons du “best seller”: le dispositif Coup de Coeur Solidaire…
M. E. : 204 projets soutenus en 2009 ! Historiquement, nous sommes la première fondation à soutenir l’engagement de ses salariés. Ce dispositif fait notre fierté et il est très apprécié. Avec les Coups de Cœur Solidaires, on touche l’engagement individuel dans ce qu’il a de plus concret et notre objectif est de le développer.
L’année 2009 a bénéficié d’un budget en forte augmentation…
M. E. : En effet, nous sommes passés de 700 000 euros, en 2008, à 2 millions d’euros, preuve que ce budget est à la hauteur des ambitions de l’entreprise et de la volonté de son président.
Quelles sont vos priorités pour la Fondation ?
M.E. : Je souhaite que la Fondation soit mieux reconnue pour ce qu’elle fait et pour ceux qu’elle aide. Avec le Conseil d’administration et l’équipe, nous réfléchissons à des pistes d’évolution en cohérence avec les grands enjeux sociétaux et avec le projet d’entreprise. Pour le prochain quinquennat 2011/2015, nous mettrons l’accent sur la déclinaison des projets dans les territoires, la diversité des modes d'intervention dans une démarche de co-construction.