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Interview express
• Edouard Zambeaux, journaliste à France Inter et administrateur de la Fondation SNCF
• Bernard Emsellem, Directeur général délégué Ecomobilité SNCF et Vice-président de la Fondation
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Interview express

Edouard Zambeaux, journaliste à France Inter* et administrateur de la Fondation SNCF

« Vous connaissez bien la réalité des quartiers difficiles : parmi les chantiers prioritaires, comment situer celui de la prévention de l’illettrisme ? »

« Le chantier de la prévention de l'illettrisme me semble essentiel à mener dans les "quartiers très populaires" car c'est celui qui permettra  à beaucoup de jeunes d'accéder au "respect". Respect d'eux-mêmes et respect gagné aux yeux des autres. Ce concept de respect est fondamental dans la définition des relations sociales telles que les pratiquent les jeunes des quartiers. Lors des différents ateliers d'écriture radio que j'ai pu mener, je me suis rendu compte de leur difficulté à formuler. À chaque fois, j'ai travaillé avec eux en leur disant : on peut " tout dire mais pas n'importe comment ". Une formule pour les convaincre de travailler leur expression, de choisir leur vocabulaire, de chercher des mots qui font souvent défaut. Pour beaucoup, en situation d'échec scolaire, ils ont découvert une " arme " au travers de cet exercice, un moyen de " se  donner à voir " individuellement. Favoriser la maîtrise de l'expression, écrite et orale, offre à ces ados les moyens de s'extraire d’un environnement qui enchaîne.»
 
* Son émission « Périphéries » est diffusée chaque dimanche à 13 h 20 sur France Inter.

Bernard Emsellem, Directeur général délégué Ecomobilité SNCF et Vice-président de la Fondation

« En tant que Vice-président, comment voyez-vous l’avenir de la Fondation SNCF ? »

« Je le vois très prometteur, dans une dynamique renouvelée, plein de détermination. Car il est de la responsabilité d’une fondation, quelle qu’elle soit, de ne pas être dans la répétition pure de ses actions et de s’interroger sur les résultats qu’elle produit. La Fondation SNCF inaugure en 2011 son nouveau quinquennat. Lors du dernier Conseil d’administration, chacun avait la conviction d’une nécessaire remise à plat de ses priorités. Si on regarde le chemin parcouru depuis sa création en 1995, la Fondation SNCF a gagné en professionnalisme. Elle est plus précise sur ses objectifs et plus structurée dans ses actions, tout en conservant sa spécificité d’origine qui est d’associer les salariés. Notre réflexion porte maintenant sur la nature de l’engagement sur le terrain. Nous souhaiterions que nos interventions se traduisent par plus de profondeur dans la transformation opérée. C’est tout l’enjeu de l’avenir de la Fondation : s’interroger sur la portée de son action pour ajuster au mieux sa réponse à la société dans laquelle on vit. »