« Le mécénat de compétences, parce qu’il répond à des besoins non satisfaits, constitue une innovation sociale. Il permet d’aider les associations en sortant des schémas traditionnels grâce à l’implication des salariés de l’entreprise ».
SNCF est un acteur de poids : 160 000 salariés pour 150 métiers différents.
Marianne Eshet, Déléguée générale de la Fondation SNCF

 

Comment ça marche ?

Le mécénat de compétences, c’est une façon de mettre à la disposition des associations le savoir-faire des hommes et des femmes SNCF pour les aider à mener à bien leur projet. En bref, c’est leur fournir une ressource, qui est humaine au lieu d’être financière. Le mode d’emploi est relativement simple :

 

La « bonne » compétence

Prenez l’exemple des Compagnons Bâtisseurs qui voulaient mettre en place leur intranet. Ils auraient pu faire appel à un fournisseur et donc allouer à ce poste des ressources financières. Ils auraient pu activer leurs réseaux, afin de trouver une personne leur donnant un coup de main gratuitement sur le sujet, mais avec des incertitudes quant à la durée et au résultat.

Ils ont plutôt fait appel à la Fondation SNCF, qui a mis à leur disposition un spécialiste, Olivier Noirot-Cosson de la direction des Achats, pour mettre le projet en œuvre.

Olivier Noirot-Cosson et Anne Laurence Darrasse

 

Une démarche tout simplement enrichissante

On l’a compris, pour les associations le mécénat de compétences « est juste crucial », comme le souligne Isabelle Andrieu, d’Entreprendre pour Apprendre France.

Mais qu’en est-il des salariés SNCF ?

L’envie de voir autre chose, de participer à des projets utiles et puis de développer des contacts humains. Et Marc Auchêne, de la direction du Fret avance même un motif plus “égoïste”, mais universel : « C’est très enrichissant » !

Marc Auchêne et Isabelle Andrieu

 

Et pour ceux qui ne seraient pas convaincus, il suffit d’écouter Tatiana Arkhipoff de la direction des ressources humaines, engagée avec l’association Nos quartiers ont du talent (accompagnement à la recherche d’emploi) : « J’accompagne mon cinquième filleul et en général je reste en contact. C’est un engagement palpitant. On leur apporte du punch, on les rassure… Je ne lâche pas l’affaire ».

Tatiana Arkhipoff

 

Des opportunités pour tous

Et les possibilités sont larges. Bien sûr, une association a rarement besoin d’un conducteur de TGV ou d’un fiscaliste (quoique…) mais elle trouvera sûrement son bonheur dans la richesse des expériences des collaborateurs SNCF.

Ainsi, Passeport Avenir, association qui aide des jeunes de milieux défavorisés à accéder aux filières d’excellence, a tout naturellement intéressé Arnaud Mallédant, de la direction Fiscale SNCF, lui-même ancien élève d’une école de commerce.

Comme il le résume, il a voulu faire profiter les autres des conseils dont il avait lui-même bénéficié à cette époque de sa vie.

Arnaud Mallédant et Sébastien Lailheugue

 

Un effet de levier ?

« Une association, conclut Yannick Blanc, président du Think Tank de la Fonda, ce sont des gens qui mettent en commun leurs compétences, leurs connaissances et leurs savoir-faire. Le mécénat de compétences participe à la mutation de la société dans laquelle les individus ne se définissent plus comme appartenant à une seule structure. Il est donc logique qu’il se développe, et le fait qu’une grande entreprise comme SNCF en fasse peut avoir un véritable effet de levier »

C’est toute l’ambition de SNCF et sa Fondation et de la multitude de collaborateurs de l’entreprise qui n’attendent qu’une opportunité pour s’engager.

Ils apporteront aux associations plus que leur compétence : leur enthousiasme et leur envie de créer en commun.

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